Un « game-jam » pour développer la pensée historienne chez les futur·e·s enseignant·e·s d’histoire à la formation initiale

Colloque du CRIFPE
Affiche
Thème(s)
La formation à l’enseignement, Programmes de formation initiale et Didactique des disciplines et transposition des savoirs
Résumé
Dans la dernière décennie, le jeu vidéo s’est imposé comme la principale industrie culturelle mondiale, générant plus de 190 milliards de dollars en 2023 (Camus, 2025). Ce succès s’est accompagné d’une croissance des initiatives de type « game jam » visant la création de jeux vidéo sérieux. Si plusieurs recherches se sont intéressées à l’usage du jeu vidéo en classe, peu ont examiné la participation même des apprenant·e·s à la conception de ces outils. Cette question trouve un écho particulier dans le champ de la didactique de l’histoire, marqué par une tension entre la formation universitaire et la pratique enseignante, notamment quant aux contenus et approches mobilisées (Boutonnet, 2016). Cette présentation dressera les grandes lignes d’un projet doctoral soutenu par le LAVIA, dont l’objectif est d’explorer le potentiel des « game jams » comme lieux de formation pour les étudiant·e·s en enseignement de l’histoire au secondaire. En mobilisant ces dernier·ère·s dans la conception d’un jeu vidéo historique, la recherche examine comment ces expériences participatives peuvent susciter une réflexion sur le rôle de l’histoire dans les jeux à visée pédagogique, sur la conception d’activités fondées sur l’enquête et sur la manière dont ces réflexions peuvent enrichir la compréhension et la pratique de la discipline historique.
Auteur·e·s
Émile Caron
Université de Montréal - Canada

Titulaire d’une maîtrise en Études classiques et d’une attestation de deuxième cycle en Humanités numériques de l’Université de Montréal, je poursuis actuellement un doctorat en didactique dans cette même institution. Mes recherches portent sur le développement d’outils numériques et de méthodes quantitatives pour évaluer la pensée historienne chez les apprenant·e·s du postsecondaire québécois. Je m’intéresse également aux « serious games » et à leur rôle dans l’acquisition de connaissances historiques informelles. Ma thèse, menée sous la direction du professeur Marc-André Éthier, s’inscrit au sein du Laboratoire P.H.A.R.E. (Pensée Historienne, Apprentissage, Recherche et Enseignement) et du LAVIA (Laboratoire vivant d’innovation sur l’apprentissage en enseignement supérieur), où je contribue à la recherche sur les usages pédagogiques du numérique dans la formation à l’enseignement de l’histoire.

Séance
C-JA
Heure
2026-05-07 10 h 00
Durée
À venir
Salle
Saint-Laurent 1-2