Quand la langue compte : L1, LE et performances en littératie au Burundi et au Burkina Faso
Colloque du CRIFPE
Brève communication orale
Thème(s)
Didactique des disciplines et transposition des savoirs
Symposium
Résumé
L'Afrique subsaharienne présente une richesse linguistique exceptionnelle mais aussi des défis éducatifs, notamment le choix de la langue d'enseignement (LE) (Maurer et Mamadou, 2022). Les données du PASEC révèlent que moins d'un tiers des élèves de 2e année atteignent le niveau attendu en littératie, avec de fortes disparités (PASEC, 2020). Ces résultats questionnent le rôle de la langue première de socialisation (L1) : la correspondance avec la LE favorise la continuité maison-école, tandis qu'une rupture accroît les inégalités (Cummins, 2000).Cette communication, issue d'une analyse secondaire des données PASEC 2019, compare deux contextes : le Burundi, où le kirundi, L1 majoritaire, est LE dès le début du primaire, et le Burkina Faso, où le français demeure la LE bien qu'il ne soit L1 que d'environ 3 % de la population. Les résultats préliminaires montrent que parler la LE améliore la littératie, davantage au Burkina, tandis que la littératie familiale renforce surtout les acquis au Burundi. Ces constats ouvrent des pistes de réflexion pour des politiques linguistiques inclusives et équitables, tout en appelant à d'autres recherches sur l'articulation entre L1, LE et équité scolaire.
Auteur·e·s
Université Laval - Canada
Séance
C-J403
Heure
2026-05-07 15 h 40
Durée
15 minutes
Salle
Montréal 3