Enjeux liés au bien-être dans le choix de la classe ordinaire ou de la classe spécialisée pour des élèves autistes
Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
Le travail : agir comme professionnel de l'enseignement, Diversité ethnoculturelle, équité, diversité et inclusion (EDI) et Enjeux politiques de l’éducation et justice scolaire
Symposium
Résumé
Chez les enfants d’âge scolaire, la prévalence de l’autisme est de 1/50 au Canada (ASPC, 2022). Environ 45% de ces élèves fréquentent la classe spécialisée, 45% la classe ordinaire et 10% l’école spécialisée. Les recherches sur les différences entre la classe spécialisée et ordinaire identifient des avantages et des inconvénients relatifs au bien-être et à la réussite éducative des élèves (Mitchelson et al., 2022), soulignant l’importance de ce choix. Pourtant, les parents et les jeunes sont souvent exclus des décisions prises (Chatenoud et al., 2019), ou manquent d’informations pour participer au processus décisionnel. Notre recherche vise à comprendre les préoccupations des parents et des personnes autistes dans le choix de scolariser les enfants autistes en classe spécialisée ou en classe ordinaire. Les données ont été collectées à travers des groupes de discussion avec des parents et des personnes autistes dans le cadre d’une recherche-action participative, initiée par une maman d’un enfant autiste. Une analyse thématique inductive permet d’identifier des enjeux et des facteurs contextuels liés à l’école et à la collaboration entre l’école et la famille qui affectent le bien-être des élèves autistes ainsi que celui des parents en lien avec le type de classe fréquenté.
Auteur·e·s
Université de Montréal | CRIFPE - Canada
Je suis professeure en psychopédagogie à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Je m’intéresse à l’enseignement auprès des élèves autistes ou ayant une déficience intellectuelle dans une perspective d’éducation inclusive. Plus spécifiquement, mes travaux portent sur l’enseignement et l’apprentissage de la littératie chez ces élèves, aux liens qu’il est possible d’établir entre leurs activités scolaires et extrascolaires, aux différents facteurs contextuels qui peuvent soutenir leur participation et leur apprentissage, à la collaboration école-famille-communauté ainsi qu’aux différentes manières de soutenir la prise de parole de ces élèves et de leurs parents dans l’enseignement et la recherche.
Université de Montréal - Canada
Tania Leduc est conseillère en communications, principalement dans le domaine des troubles de santé mentale. Elle travaille avec plusieurs organismes communautaires afin de favoriser l'inclusion des personnes vivant avec la schizophrénie en sensibilisant la population aux enjeux qu'elles vivent au quotidien : itinérance, insécurité alimentaire, insertion socioprofessionnelle, stigmatisation, etc. Elle est diplômée de l’Université de Montréal à la maîtrise en Histoire, ce qui lui a permis d'affiner ses compétences en rédaction, analyse, vulgarisation et recherche. Mère d'un enfant autiste, elle a acquis au fil des années de nombreuses connaissances en lien avec l'autisme et ses réalités sociales. Le parcours de son enfant, parsemé d'obstacles structurels, l'a amené à vouloir contribuer à changer les choses; le programme Engagement du FRQ lui permet de le faire en tant que citoyenne-chercheuse. Accompagnée de la chercheuse Marie-Eve Boisvert, elle s'intéresse plus particulièrement à la scolarisation des élèves autistes.
Université de Montréal - Canada
Myrna Derbas est une étudiante au doctorat en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal. Détenant une maîtrise avec mémoire portant sur l’implication parentale et un baccalauréat en enseignement des sciences au secondaire, ses intérêts de recherche portent entre autres sur l’autisme, l’immigration et l’apprentissage des langues secondes.
Université Laval - Canada
Andréa Lavigne est professeure adjointe au département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage de l’Université Laval. En recherche et en enseignement en adaptation scolaire, elle s’intéresse aux mécanismes d’interaction en classe dans les différentes activités entre l’adulte et l’élève, de même qu'entre les élèves, lorsque ces derniers et ces dernières ont des besoins complexes de communication. Elle cherche aussi à combiner les stratégies spécialisées pour les élèves ayant un trouble de développement et les pratiques inclusives universelles pour répondre aux besoins de tous les élèves dans des contextes de groupe-classes. Pour soutenir le développement de l’enfant, elle s’intéresse à ce que l’enseignant.e, la famille de l’enfant et l’enfant lui-même peuvent dire à propos des interactions vécues.
Séance
C-J313
Heure
2026-05-07 13 h 40
Durée
20 minutes
Salle
Outremont 1