De Socrate à l'IA : rupture ou continuum
Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
La formation à l’enseignement, Le développement, l’expérimentation et l’évaluation d’innovations pédagogiques, Didactique des disciplines et transposition des savoirs, Didactique des disciplines et transposition des savoirs et Didactique des disciplines et transposition des savoirs
Symposium
Résumé
N’est-il pas illusoire d’imaginer que le processus d’acquisition du savoir est facilité par le développement des outils du numérique et en premier lieu par ceux de l’IA ? En effet, comme le soulignait déjà Socrate avec l’arrivée de l’écriture, pour qu’il y ait une activité de penser, il faut que la personne effectue elle- même un travail intellectuel. Socrate conteste la prétention de conférer à l’écriture (= le livre/document écrit) d’être de l’intelligence et plus largement à un objet de constituer du savoir. En effet, le savoir doit être « intériorisé » par l’apprenant. Nous voulons réfléchir aux différentes méthodes pédagogiques qui parviennent à faire intérioriser ce savoir. Nous voulons comprendre comment depuis le développement de l’écriture les autres supports (dont ceux autour du numérique) proposent des moyens de transmission et de conservation de l’information. La connaissance passe par des processus dans lesquels l’apprenant doit fournir un effort important d’implication.
Mais à l’ère du surf sur l’hyperspace où tout se vaut, il est très difficile de pouvoir hiérarchiser l’information disponible et prendre le temps de la « digestion ». D’où l’importance pour chacun d’acquérir ce socle minimum de savoir.
Il ne doit pas être dans une posture de consommateur d’informations en lecteur inattentif et désimpliqué.
Auteur·e·s
Cnam Paris - France
Sociologue de formation, Il est chercheur au Laboratoire DICEN au CNAM -Paris, il est titulaire d'une thèse de doctorat dirigée par Raymond Ledrut (Janvier 1978), François Silva rencontre Ivan Illitch à Cuernavaca (juillet-août 1974), qui lui fait découvrir les concepts de convivialité et de coexistence. Lors d'un séjour d'un an aux États-Unis à la fin des années 1970 (MBA Polical Sciences à UCLA), il a été témoin de l'émergence de la micro-informatique dans la société californienne. Il a écrit le premier article sur les micro-ordinateurs dans la revue « Autrement » (décembre 1981), a travaillé sur la transformation de l'informatique en systèmes d'information chez Bull, puis, à partir de la fin des années 1980, s'est concentré sur la transformation anthropologique représentée par l'introduction de la culture informatique dans les organisations. Il a commencé à aborder les questions de l'intelligence collective au début des années 1990. Ses travaux portent sur la digitalisation, le post-management, l'émergence des Nouvelles Pratiques Managériales, l'évolution de la fonction RH, la régulation collégiale et la collégialité dans les communautés de management
Séance
C-V221
Heure
2026-05-08 11 h 40
Durée
25 minutes
Salle
Outremont 6