Interactions entre le vocabulaire et la littératie en fonction du contexte linguistique
Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
Didactique des disciplines et transposition des savoirs et Didactique des disciplines et transposition des savoirs
Symposium
Résumé
Le rôle central du vocabulaire dans le développement de la littératie est solidement établi et réaffirmé par les modèles théoriques récents de la lecture (Levesque et al., 2021; Tong & Deacon, 2025). Pourtant, nous en savons encore peu sur la manière dont le contexte linguistique, notamment le statut majoritaire ou minoritaire de la langue d’enseignement, en l’occurrence le français, façonne les interactions entre la littératie et le vocabulaire. Cette étude vise à déterminer si les relations entre les habiletés associées au vocabulaire et la performance en vocabulaire diffèrent selon le contexte linguistique.
Nous avons mené une étude auprès de 200 élèves torontois et 342 élèves montréalais de 3e et 4e année scolarisés en français. Nous avons mesuré le vocabulaire, la compréhension orale et écrite, les connaissances morphologiques, la mémoire de travail, la conscience phonologique, l’intelligence non verbale et la lecture de mots.
Les résultats montrent que la compréhension écrite et les connaissances morphologiques sont les plus fortement associées au vocabulaire dans les deux contextes, tandis que la compréhension orale est plus fortement liée au vocabulaire chez les élèves montréalais. Les résultats d’analyses de réseaux seront présentés afin d'éclairer les mécanismes soutenant l’apprentissage du vocabulaire dans ces deux contextes linguistiques.
Auteur·e·s
Université du Québec à Montréal - Canada
Anila Fejzo est professeure au Département de didactique des langues de l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse, depuis plus de dix ans, aux connaissances morphologiques des élèves du primaire et à leur rôle dans le développement de l’identification des mots, de l’orthographe lexicale, du vocabulaire et de la compréhension en lecture. Ses expériences d’enseignante, de conseillère pédagogique et de chercheuse lui ont permis de connaitre les besoins des élèves du primaire à l’égard de ces connaissances. Elle est également sensible aux besoins des enseignants en ce qui a trait à des pistes d’intervention didactique efficaces. À cet égard, elle a conçu et validé un programme d’activités morphologiques favorisant le développement de divers aspects de la littératie. Elle donne également des formations en lien avec la lecture et l’écriture adressées aux enseignants du primaire.
Université du Québec à Montréal - Canada
Kathleen Whissell-Turner est professeure en didactique de la lecture en français langue d'enseignement au primaire dans la perspective cognitive à l'Université du Québec à Montréal. Elle est détentrice d'un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, d'une maitrise en didactique des langues et d'un doctorat en éducation. Par ses travaux de recherche, elle s'intéresse à l'apport des connaissances morphologiques, notamment les racines latines et grecques, sur les processus spécifiques et non spécifiques en lecture, comme l'identification des mots écrits, la connaissance du vocabulaire disciplinaire et la compréhension en lecture. Elle est amenée à utiliser une combinaison de mesures comportementales et cérébrales, comme l'électroencéphalographie (EEG), afin d'inférer plus précisément les processus cognitifs en lecture.
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Canada
Rihab Saidane est professeure en didactique du français au primaire et en formation pratique à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Titulaire d'une maitrise en linguistique, d'une maitrise en didactique des langues et d'un doctorat en éducation, elle mène des travaux de recherche axés sur le développement des différentes composantes de la littératie, avec une attention particulière portée sur le vocabulaire. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle a conçu et évalué les effets de deux programmes d'enseignement destinés à améliorer à la fois l'étendue et la profondeur du vocabulaire transdisciplinaire : l'un se concentrant sur les connaissances morphologiques et l'autre sur les relations sémantiques entre les mots. Passionnée par l'amélioration des pratiques pédagogiques, elle œuvre pour aider les enseignants et enseignantes à identifier des stratégies didactiques efficaces visant à mieux répondre aux besoins des élèves et à optimiser leur apprentissage du français.
Université du Québec à Montréal - Canada
Université de Toronto - Canada
Université de Toronto - Canada
Séance
C-J321
Heure
2026-05-07 14 h 30
Durée
20 minutes
Salle
Saint-Laurent 6