Jeu, apprentissage et posture de l’enseignant·e : quelles tensions peut-on repérer à l’éducation préscolaire ?
Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
Le travail : agir comme professionnel de l'enseignement et Bien-être, charge de travail
Symposium
Résumé
À l’éducation préscolaire, le rôle de l’enseignante se distingue par sa capacité à créer des contextes de développement et d’apprentissage riches, où le jeu occupe une place centrale (MEQ, 2023). Cette intégration du jeu dans les pratiques quotidiennes n’est cependant pas aisée, en raison des perceptions différenciées des enseignantes et des exigences scolaires marquées liées à la transition vers le primaire. Cela conduit à une fragilisation du jeu et un accroissement des approches scolarisantes (Marinova et al. 2020). Dans ce contexte, le jeu tend à être détourné et utilisé comme une ruse pédagogique (Brougère, 2005) pour engager les enfants dans des activités d’apprentissage, alors que ceux-ci se ménagent des espaces de jeu « caché » dans le cadre scolaire. Cette recherche franco-québécoise (N = 8 classes de maternelle) présentera comment des enseignantes gèrent cette tension entre jeu et apprentissages, à partir de vignettes illustrant différentes configurations : 1) un jeu toléré après les apprentissages, 2) un jeu inspiré des routines scolaires et transformé par l’adulte et 3) un jeu initié par les enfants et coconstruit avec l’enseignante. Les montrent que la posture de l’enseignante, allant de la régulation stricte à la co-construction ludique, influence l’engagement des enfants.
Auteur·e·s
Université du Québec en Outaouais - Canada
Université de Caen Normandie - France
Sorbonne Université - France
Séance
C-V206
Heure
2026-05-08 10 h 50
Durée
25 minutes
Salle
Saint-Laurent 4